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Guadeloupe, Guyane, Polynésie et Vietnam : des étudiant/es mobiles !

Dix étudiant/es de troisième année de l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de la Croix-Rouge de Nice ont effectué un stage "mobilité internationale" pendant deux mois au premier semestre 2017.

Si leurs destinations peuvent vous laisser rêveurs, il faut savoir qu'elles ont été également sources de questionnements professionnels, d'ouverture à d'autres cultures et à d'autres systèmes de santé, de mise en pratique de soins infirmiers spécifiques dans des dispensaires éloignés des établissements de santé. Avec de belles rencontres humaines, culinaires, mais aussi des "bêbêtes" et des moustiquaires !!

Guadeloupe

Anaïs, Laura & Tiffany

Guadeloupe - Mobilité Internationale - IFSI Nice 2017

Bien qu'à Basse-Terre, en Guadeloupe, les techniques et les pratiques diffèrent peu de la métropole, c'est au niveau de la communication dans l'équipe et avec les patients que des différences ont été ressenties.

Une bonne entente au sein de l'équipe pluridisciplinaire (médecin, infirmier/e, aide-soignant/e, agent de service hospitalier) favorise les transmissions, et le TUTOIEMENT est généralisé.

Certains patients âgés ne parlent que créole, ce qui nécessite un petit effort d'adaptation pour les "métros".

Une pathologie souvent constatée chez les patients : le diabète, dont on trouve l'origine dans la riche gastronomie guadeloupéenne...

"Ce stage a été une réelle source de richesse en terme de rencontres, de cultures et de pratiques professionnelles" Laura.

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Guyane

Mélie

Maripasoula

"Seule face à la nature" ? Pas tout à fait, mais c'est quand même en pirogue que Mélie a rejoint le Centre délocalisé de prévention et de soins, et en plein conflit social guyanais !

C'est dire si elle a pu s'immerger dans le quotidien de soignant en situation d'isolement ! Au sein de ce centre, elle a soigné des orpailleurs brésiliens souffrants de plaies, béribéri, leishmaniose, paludisme...

Encore plus loin, elle a découvert le dispensaire du village amérindien de Talhuen, lors de la relève mensuelle.

L'orpaillage est une source de contamination du fleuve au mercure, et l'éducation pour la santé passe par une éducation nutritionnelle relative, par exemple, à la consommation des poissons.

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Polynésie française - Rangiroa

Laura & Victoria

Situé à 350 kilomètres au nord-est de Tahiti, l'atoll de Rangiroa compte 2500 habitants pour 79 km2. Laura et Victoria ont certes, pu s'adonner à la plongée et à la dégustation de spécialités, mais elles ont aussi découvert le quotidien d'habitants confrontés à des problèmes de santé dans un contexte d'éloignement, au centre médical d'Avatoru. Il y a un cadre de santé pour 46 atolls, basé à Papeete, qu'elles ont rencontré lors de leur dernière semaine de stage. Il existe même une île dont le dispensaire n'est ravitaillé que tous les six mois... La télémédecine est par conséquent bien utile !

Parmi les situations rencontrées, une morsure de requin ! Nos étudiantes ont aussi mis en œuvre des actions d'éducation pour la santé en matière de prévention alcool-tabac et de prévention des infections sexuellement transmissibles. A noter : la Polynésie française dispose d'un statut spécial et certains soins "infirmiers locaux" y sont autorisés.

"Ce stage m'a permis de découvrir une autre culture et de rencontrer des gens absolument formidables. Au sein d'un dispensaire, il m'a permis de pratiquer de nombreux gestes techniques tout en étant au plus proche de la population." Victoria.

"Ce stage a été l’expérience de ma vie. Il m’a permis de rencontrer une population très accueillante et de voir des paysages merveilleux. Ce que j’en retiens pour ma vie professionnelle, c’est le contact à l’autre et la prise en charge du patient qui est autre qu’en métropole. Je souhaitais un établissement de soin différent de ceux que nous rencontrons ici. Le dispensaire en Polynésie française m’a permis d’apprendre une autre manière de soigner. Merci à notre tuteur qui a été le meilleur depuis le début de la formation !" Laura.

Vietnam

Camille, Claire, Johanna & Wadö

Nos étudiant/es ont pu découvrir différents services de l'Hôpital Général de Long Tanh.

Ils ont constaté de nombreuses différences concernant leur métier, le système de soins, la présence des familles, et ont dû adapter leurs comportements avec des patients de culture différente. La barrière du langage a été compensée par la communication non verbale.

Les vietnamiens expriment peu leurs émotions, mais il y a moins de pudeur physique. En maternité, il n'y a pas de prise en charge de la douleur comme en France. Le temps dédié à un accouchement est très court. Concernant les urgences, 8 patients sur 10 sont accueillis suite à un accident de la route... La famille joue un rôle très important : repas, habillage... ainsi que la médecine traditionnelle...

À la crèche de l'orphelinat, nos étudiant/es ont constaté une grande solidarité entre les enfants. Ils ont mis en pratique leurs connaissances en éducation pour la santé avec des actions de sensibilisation à l'hygiène des mains et à l'hygiène bucco-dentaire.

Avec l'argent récolté auprès des étudiants et du personnel de notre Institut, ils ont confectionné des "kits naissances" qu'ils ont remis aux jeunes mamans accueillies à la maternité.

"Ce stage m'a appris à savoir me mettre en sécurité et ne pas me prendre pour un médecin !" Wadö.

"J'ai choisi de faire ce stage au Viêt Nam car c'est un pays que j'ai toujours voulu découvrir pour sa culture, mais aussi pour découvrir un système de soins différent du nôtre. Ce qui m'a le plus incité à choisir ce lieu a aussi été notre hébergement à l'orphelinat Hoa Mai. Ce stage m'a apporté une confirmation dans mon orientation professionnelle : devenir puéricultrice, vis-à-vis des soins prodigués aux enfants de l'orphelinat et du contact que j'ai eu avec eux, malgré la barrière de la langue. Ce stage m'a aussi confronté à mes valeurs professionnelles et permis de faire des rencontres exceptionnelles et enrichissantes tant au niveau des autres étudiant/es que des vietnamiens (traducteurs, locaux)." Camille.

"J'ai voulu aller au Viêt Nam car j'avais déjà voyagé dans un pays asiatique et grandement apprécié sa culture. Je voulais découvrir les soins avec l'influence de cette culture. Immergés dans un orphelinat, le stage nous a permis de vivre une immersion totale : vivre ''à la vietnamienne'' . Il m'a confortée sur le fait qu'un savoir-être pouvait être tout aussi bénéfique qu'un savoir ou qu'un savoir-faire". Claire.

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Contacts

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